Featured

Le calembour.

Bin oui. L’Écoeurchée. Un calembour comme pseudonyme parce qu’il y a une corrélation directe entre mon amour de jouer avec les mots, mon engouement des mots-des maux et le plaisir qu’éprouvent les jouvenceaux (lire ici: fuckboys) à me piler sur le corps-coeur. Plus il jouent avec mon organe cardiaque, plus j’écris. Et me voilà, tellement pilonner que j’ai pu de place dans mes cahiers. J’en suis venue à la conclusion que mes écorchures pourraient servir.

L’Écoeurchée c’est surtout une thérapie pour moi pis j’ose espérer bin fort que ça pourrait l’être pour d’autres. Y’a eu une coup’ d’égratignures depuis les 27 dernières années; un père absent, je pense que je lui fait autant d’effet que le goût du tofu
(c’est-à-dire, fuck all). Première égratignure. Y’a eu mon premier kick en quatrième année, il s’appelait Michel Bergeron comme l’entraîneur (je vous jure, ça s’invente pas) c’était un p’tit bum (shout out à Yolande Ouellet!), je l’ai aimé fort, aussi fort qu’une fille peut aimer en quatrième année. Ça été mon premier french. J’suis déménagée à 1147 km de lui. C’est loin en esti quand ton seul moyen de transport c’est une trottinette bleue de marque Razor. Deuxième égratignure. En pré-ado raisonnable, j’ai fait une croix sur les amours. Jusqu’au prochain. Le prochain s’appelait Raphaël, il jouait de la guit’ avec mon frère dans la remise. J’allais délibérément vagabonder près du simili-garage, juste pour le voir, pour le contempler, pour l’admirer. Criss qui était beau. Ses yeux étaient en amande, ses cheveux flippaient (pis dans c’temps-là c’était hot!), il était bronzé, un jour il s’est mis nu-chest, y’avait un “V” de taillé qui partait de ses hanches vers son pubis, comme pour m’indiquer le chemin à suivre. Le chemin à suivre pour me péter l’coeur, oui. Troisième égratignure. Y’en a eu d’autres, plein d’autres, que je finirai bin par détaillés. À suivre!