Bulldozer.

J’ai l’goût d’écrire, fait longtemps j’ai pas écrit,
y’a quequ’chose qui clash, y’a quequ’chose qui pèse.
Ça écrase, c’est lourd. Ça m’obstrue, ça coupe le souffle.
Ça empêche. Comme un boulet. Bulldozer qui m’passe sul’ corps. Érasée-clouée-broyée au sol, j’essaye de me lever, la tête suit pas. Ça tourne trop vite, je disparais.
Fait quatre ans que tu m’emprisonnes, que tu me gardes pour toi, internée, le secret le mieux garder, mes espoirs, ton moteur.
Tes espoirs mon catalyseur. Tu fais exprès, pis t’aimes ça.
Pis là il pleut, le ciel vire au noir, moi je vire au blême,
ça affaiblit, pogner dans l’ombre de l’histoire qu’on aurait pu être. Je voudrais gueuler,le dire au monde entier
que je suis autant pognée dans ma tête que dans tienne.
Tu m’as laissé dans le fond d’une pièce, pièce de collection. Laisse-moi donc aller que je me libère.

L’engagement.

J’ai le cœur froissé.
J’ai le cœur peureux, j’ai le cœur fatigué.
J’ai la tête qui se trouve des excuses.
La tête qui dit non quand le cœur dit oui.
Jt’une peureuse qui s’assume pas.
J’ai le cœur froissé qui compense pour ma tête qui repasse toute.