Bulldozer.

J’ai l’goût d’écrire, fait longtemps j’ai pas écrit,
y’a quequ’chose qui clash, y’a quequ’chose qui pèse.
Ça écrase, c’est lourd. Ça m’obstrue, ça coupe le souffle.
Ça empêche. Comme un boulet. Bulldozer qui m’passe sul’ corps. Érasée-clouée-broyée au sol, j’essaye de me lever, la tête suit pas. Ça tourne trop vite, je disparais.
Fait quatre ans que tu m’emprisonnes, que tu me gardes pour toi, internée, le secret le mieux garder, mes espoirs, ton moteur.
Tes espoirs mon catalyseur. Tu fais exprès, pis t’aimes ça.
Pis là il pleut, le ciel vire au noir, moi je vire au blême,
ça affaiblit, pogner dans l’ombre de l’histoire qu’on aurait pu être. Je voudrais gueuler,le dire au monde entier
que je suis autant pognée dans ma tête que dans tienne.
Tu m’as laissé dans le fond d’une pièce, pièce de collection. Laisse-moi donc aller que je me libère.

Voldemort.

T’étais beau.
T’étais fin.
J’te l’ai déjà écris.
Tu m’as rempli la tête et fucké le cœur.
Mais merci.
Merci de m’avoir fait ressentir.
Merci de m’avoir dégourdi le cœur,
Je commençais à avoir des fourmis dans l’aorte.
Nos sentiments étaient clairement pas réciproques,
Mais criss que ça fait du bien d’avoir quelqu’un à qui penser.
T’as réveillé mes fantasmes.
Tu m’as rallumé pour mieux m’éteindre.
Ça fait du bien pareil de savoir que le cœur est pas complètement indifférent.
Y’a eu toi.
Tu m’fais sentir comme une toune d’Éric Lapointe.

L’engagement.

J’ai le cœur froissé.
J’ai le cœur peureux, j’ai le cœur fatigué.
J’ai la tête qui se trouve des excuses.
La tête qui dit non quand le cœur dit oui.
Jt’une peureuse qui s’assume pas.
J’ai le cœur froissé qui compense pour ma tête qui repasse toute.