Bulldozer.

J’ai l’goût d’écrire, fait longtemps j’ai pas écrit,
y’a quequ’chose qui clash, y’a quequ’chose qui pèse.
Ça écrase, c’est lourd. Ça m’obstrue, ça coupe le souffle.
Ça empêche. Comme un boulet. Bulldozer qui m’passe sul’ corps. Érasée-clouée-broyée au sol, j’essaye de me lever, la tête suit pas. Ça tourne trop vite, je disparais.
Fait quatre ans que tu m’emprisonnes, que tu me gardes pour toi, internée, le secret le mieux garder, mes espoirs, ton moteur.
Tes espoirs mon catalyseur. Tu fais exprès, pis t’aimes ça.
Pis là il pleut, le ciel vire au noir, moi je vire au blême,
ça affaiblit, pogner dans l’ombre de l’histoire qu’on aurait pu être. Je voudrais gueuler,le dire au monde entier
que je suis autant pognée dans ma tête que dans tienne.
Tu m’as laissé dans le fond d’une pièce, pièce de collection. Laisse-moi donc aller que je me libère.

Le french avec un chanteur.

Toi qui chante
Moi qui danse
Salle minable
Gens amorphes
Accrochage.
Regards échauffés
Tu fais ma toune
Tu m’presses du regard
Bières gratuites
Conversations futiles
Se faire accroire qu’on veut jase
Tensions, pulsions
Souffles saccadés
Nos bouches attenantes, haletantes
Nos langues qui s’entremêlent
Ton haleine de bière
Mon rouge à lèvre qui t’intimide
C’était beau, c’était bon.

Voldemort.

T’étais beau.
T’étais fin.
J’te l’ai déjà écris.
Tu m’as rempli la tête et fucké le cœur.
Mais merci.
Merci de m’avoir fait ressentir.
Merci de m’avoir dégourdi le cœur,
Je commençais à avoir des fourmis dans l’aorte.
Nos sentiments étaient clairement pas réciproques,
Mais criss que ça fait du bien d’avoir quelqu’un à qui penser.
T’as réveillé mes fantasmes.
Tu m’as rallumé pour mieux m’éteindre.
Ça fait du bien pareil de savoir que le cœur est pas complètement indifférent.
Y’a eu toi.
Tu m’fais sentir comme une toune d’Éric Lapointe.

L’engagement.

J’ai le cœur froissé.
J’ai le cœur peureux, j’ai le cœur fatigué.
J’ai la tête qui se trouve des excuses.
La tête qui dit non quand le cœur dit oui.
Jt’une peureuse qui s’assume pas.
J’ai le cœur froissé qui compense pour ma tête qui repasse toute.

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Le calembour.

Bin oui. L’Écoeurchée. Un calembour comme pseudonyme parce qu’il y a une corrélation directe entre mon amour de jouer avec les mots, mon engouement des mots-des maux et le plaisir qu’éprouvent les jouvenceaux (lire ici: fuckboys) à me piler sur le corps-coeur. Plus il jouent avec mon organe cardiaque, plus j’écris. Et me voilà, tellement pilonner que j’ai pu de place dans mes cahiers. J’en suis venue à la conclusion que mes écorchures pourraient servir.

L’Écoeurchée c’est surtout une thérapie pour moi pis j’ose espérer bin fort que ça pourrait l’être pour d’autres. Y’a eu une coup’ d’égratignures depuis les 27 dernières années; un père absent, je pense que je lui fait autant d’effet que le goût du tofu
(c’est-à-dire, fuck all). Première égratignure. Y’a eu mon premier kick en quatrième année, il s’appelait Michel Bergeron comme l’entraîneur (je vous jure, ça s’invente pas) c’était un p’tit bum (shout out à Yolande Ouellet!), je l’ai aimé fort, aussi fort qu’une fille peut aimer en quatrième année. Ça été mon premier french. J’suis déménagée à 1147 km de lui. C’est loin en esti quand ton seul moyen de transport c’est une trottinette bleue de marque Razor. Deuxième égratignure. En pré-ado raisonnable, j’ai fait une croix sur les amours. Jusqu’au prochain. Le prochain s’appelait Raphaël, il jouait de la guit’ avec mon frère dans la remise. J’allais délibérément vagabonder près du simili-garage, juste pour le voir, pour le contempler, pour l’admirer. Criss qui était beau. Ses yeux étaient en amande, ses cheveux flippaient (pis dans c’temps-là c’était hot!), il était bronzé, un jour il s’est mis nu-chest, y’avait un “V” de taillé qui partait de ses hanches vers son pubis, comme pour m’indiquer le chemin à suivre. Le chemin à suivre pour me péter l’coeur, oui. Troisième égratignure. Y’en a eu d’autres, plein d’autres, que je finirai bin par détaillés. À suivre!